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La décennie du compromis

Mis à jour : janv. 31


J'entends trop souvent dans mon entourage un discours pragmatique envers le fait de valoriser l'effort personnel au quotidien et je ne peux qu'être compréhensif face à ce manque de motivation collectif.


Les exemples restent nombreux, que ce soit nos rythmes de vie de moins en moins évident à conjuguer avec nos différentes obligations quotidiennes ou même les nombreux reportages portant sur le sort peu glorieux de nos bacs verts. Le problème semble immense, trop large et complexe pour que le simple effort de jeter son mégot de cigarette dans une poubelle puisse avoir un quelconque impact en aval. Je reprends ici des concepts connus, des réalités qu'on a tous entendus à répétition à travers une multitude de plateformes et de situations personnelles.


Comment garder la motivation de faire des efforts supplémentaires afin de réduire son impact environnemental, véhiculer un désir de changement tout en constatant à quel point le chemin avant d'atteindre le sommet semble parsemé d'embûches et parfois même impossible à franchir? Ou à l'opposé se questionner sur l'intérêt même de considérer adhérer à quelconques pratiques "écolos", motivés par certains doutes envers les buts mêmes du "mouvement" ou simplement par manque de services. Autant ces deux modes de pensée peuvent sembler divergents, autant les sources de ceux-ci restent, selon moi, les mêmes. On tend à devoir trancher la situation comme on lance une pièce de monnaie, alors que les réponses que l'on cherche se trouvent plus souvent dans le compromis.


Pratiquer un mode de vie plus responsable comprend effectivement certains sacrifices. Des sacrifices qui, en somme, consistent à délaisser des pratiques auxquelles nous nous sommes conditionné à accepter et à incorporer dans notre quotidien. Personne n'a la capacité de changer de mode de vie du jour au lendemain, au même niveau que tout le monde à la capacité de modifier tranquillement certaines habitudes dans sa routine. L'important, c'est d'y aller à son rythme et de faire abstraction de nos propres doutes face à nos capacités de réussir à changer. C'est d'accepter sa réalité, éviter les confrontations en favorisant l'échange et la discussion afin de faire évoluer et converger les différents modes de pensée.



La société de consommation comme on la connaît aujourd'hui ne changera certainement pas de design aussi rapidement que le prochain Iphone. Ce qu'il faut retenir, c'est que le seul, mais surtout le plus puissant des pouvoirs, appartient non pas aux plus grands de ce monde, mais bien à monsieur madame tout le monde. Le pouvoir d'acheter plus local, favoriser des produits réutilisables ou de simplement opter pour des déplacements ou modes de transport plus responsables.


C'est à travers la volonté collective que les changements suivront. Bonne nouvelle décennie à tous et souhaitons-nous que celle-ci soit celle du compromis!







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